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le son et l'oreille #2

Ecouter, c'est produire en soi !

Dans notre exploration de l'intégration des langues , je demande le SCIENTIFIQUE VULGARISATEUR !
Si je vous ai sélectionné cette émission, c'est parce que cela va nous ouvrir des perspectives sur l'apprentissage de l'anglais et notre rapport au langage et à la communication. 
    Jean Claude Ameisen est un médecin, immunologiste français qui anime une émission de radio depuis une dizaine d'années.
    Cela s'appelle "Sur les épaules de Darwin", c'est tous les samedis à 11 heures sur FranceInter.
    Les thèmes sont variés, on tourne autour de la connaissance de l'homme, de la vie par les sciences et les arts.
    Il faut dire que le monsieur est directeur du centre d'étude du vivant de l'institut des Humanités de Paris de l'Université Paris-Diderot.

    Il sait donc de quoi il parle et c'est juste passionnant !!
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Cliquez sur le titre pour avoir le lien direct, sinon je vous dis ci-dessous ce qui m’intéresse particulièrement. 

L'illusion de la fin de l'histoire

Une rediffusion de l'émission du 23 février 2013
Dans cette émission, Jean Claude Ameisen relate une étude américaine sur l'impact de l'écoute d'une histoire sur notre cerveau. 

     Dans un premier temps, on enregistre des gens en train de raconter une histoire comme s'ils parlaient à quelqu'un qu'ils connaissent.
     Et dans un second temps, on fait écouter l'enregistrement à des personnes qui ne connaissent pas le narrateur.
     Et on regarde ce qui se passe dans leur cerveau respectif. 
Chez le locuteur en train de construire son histoire, s'activent les zones du cerveau impliquées :
  • dans la perception du son (pour contrôler sa voix)
  • dans la compréhension des paroles (aire de Wernicke)
  • dans la production des paroles (aire de Brocca)
  • dans la compréhension de la signification de l'histoire (aires frontales) et dans la compréhension des intentions, des désirs  et des états d'esprit des autres.  
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Et que se passent-ils ensuite chez celui qui écoute ? 
Et bien, Il se passe exactement la même chose dans le cerveau de l'auditeur !
Que les aires de la perception du son et de la compréhension des mots et de l'histoire soient activées coule de source.
Quand on écoute, notre cerveau mobilise son énergie pour comprendre. 
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     Mais avez- vous vu que, lorsque nous écoutons quelqu'un, notre cerveau réveille son potentiel de PRODUCTION DE LA PAROLE ?

Ecouter une histoire, c'est éveiller en soi la formulation, la syntaxe, les structures, les champs lexicaux de la prise de parole ! 

En écoutant, on apprend à faire, on apprend à parler. 

Et Jean Claude (oui, on est presque intime maintenant), d’insister sur le lien étroit entre PERCEPTION et ACTION.

L'enfant construit sa langue maternelle en écoutant et en passant à l'action en produisant. 
L'apprenant d'une langue étrangère construit en écoutant et en passant à l'action en produisant. 
On peut aussi le dire ainsi : 
La parole de l'autre résonne en moi. J'apprends de SA parole pour construire et extérioriser MA parole...
... en anglais. 
Voilà ce sur quoi je souhaitais m'attarder un peu, mais je vous conseille vraiment d'écouter l'intégralité de l'émission.
Il fait ensuite le parallèle avec des musiciens qui se répondent dans leurs improvisations.
Ce qui est très intéressant quand on sait que pour l'oreille, apprendre une langue étrangère ou la musique, c'est le même processus. 

Vos réactions (3)

Très intéressant.
Merci du partage Line

par Christophe , il y a 3 mois

My pleasure

par Line , il y a 3 mois

une analyse très enrichissante. Merci Line

par Anick , il y a 3 mois

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